Deep Belief : une brève histoire de l'hypnose


Histoire de l’hypnose : les principales étapes






Des grottes de Lascaux aux découvertes scientifiques du 21e siècle, des musiques de chambre aux technologies sonores thérapeutiques sur smartphone…petite histoire de l’hypnose, et de l’autohypnose.


L’hypnose dans les civilisations anciennes


Les chercheurs ont retrouvé des traces extrêmement lointaines de l’hypnose, jusqu’aux peintures préhistoriques des grottes de Lascaux. La Grèce Antique et l’Egypte avaient elles aussi pratiqué les techniques de transe, c’est-à-dire, d’état modifié de conscience. Entre deux crues du Nil, Ramsès III <(1] avait tout le loisir de fréquenter les « temples du sommeil » [2] dans lesquels exerçaient les premiers experts de la discipline. Mais si l’histoire de l’hypnose peut être associée à certaines spiritualités, elle est en fait utilisée, dès les origines, pour ses vertus thérapeutiques. Il faudra attendre les révolutions industrielles pour que l’hypnose connaisse un essor sans précédent sous l’impulsion de l’autrichien Franz-Anton Mesmer (1734-1816) considéré comme le précurseur de l’hypnose thérapeutique.


Mesmer le magnétique / Le précurseur de l’hypnose thérapeutique


Il n’est pas toujours aisé d’être pioner. Fin 18e, Franz-Anton Mesmer a été contraint de fuir Vienne en raison de ses expériences thérapeutiques basées sur l’hypnose. Le mot n’existe pas encore, on parle alors de «magnétisme » en référence aux forces invisibles qu’un guérisseur peut faire activer sur autrui, et avec sa participation. Mesmer connait un succès certains mais, mis en cause dans l’un de ses soins, il choisit de poursuivre ses activités à Paris où il peut s’appuyer sur les relais de la reine Marie-Antoinette – d’origine autrichienne elle aussi – pour se faire connaitre. L’engouement des parisiens est tel qu’il met au point une chambre de thérapie collective, bordée de rideau pour la pénombre, et traversée de musiques composées pour l’occasion. Son « système des influences », qui met en valeur la circulation des fluides pour parvenir à certains équilibres, suscite l’intérêt et sera commenté par de nombreux auteur comme Balzac[3]. En 1814, consécration linguistique : le dictionnaire de l’Académie française introduit le terme « hypnotique » dans ses colonnes.


Et Freud dans tout ça ?


A la fin du 19e siècle, on ne parle pas encore de reprogrammation de subconscient, au sens moderne et scientifique du terme. Mais le père fondateur de la psychanalyse constate la possibilité, non seulement, de faire « parler » l’inconscient, mais aussi d’agir sur lui. Ceci dit, tout occupé à créer ses propres outils psychanalytiques, Freud adopte une attitude contrastée par rapport à l’hypnose. Le célèbre autrichien – décidément – constate ses effets sur le plan expérimental et empirique, tout en exprimant des réserves sur le plan clinique.


Savoir et experimenter

En observant les expériences de Bernheim en 1889, Freud constate qu’il est possible d’agir sur l’inconscient. A tel point que l’on pourrait retrouver certaines mémoires perdues en appliquant des méthodes de suggestion par exemple.


Faut-il soigner par hypnose ?

Mais si Freud se méfie de l’hypnose comme pratique clinique, c’est justement parce que la technique fonctionne. Il en perçoit le caractère fonctionnel ou instrumental : l’hypnose est un outil, et il marche. Or, un outil peut servir tout type d’objectifs. Freud craint que certains en fassent mauvais usage. D’autres au contraire, comme Erikson, aspirent à faire connaitre au plus grand nombre les aspects cliniques d’une hypnose accessible à tous, et surtout, personnalisable pour chacun.


Le tournant Erickson


Une histoire de l’hypnose privée d’Erickson reviendrait à conter le chocolat sans mentionner le cacao. Il est un géant de la discipline. Erickson, c’est un peu la preuve par l’exemple. Il a testé sur lui-même des mécanismes plus tard généralisés pour le plus grand nombre, ouvrant la voie aux premiers pas de l’autohypnose scientifique et thérapeutique.


Des techniques testées sur lui-même

Milton H. Erickson (1901 – 1980) est un américain d’origine scandinave qui se retrouve paralysé à l’âge de 17 ans par une maladie. Il fait alors l’expérience de nombreux états et expériences hypnotiques, dont il comprend vite qu’elles peuvent être aussi profitables pour tout le monde. Lorsqu’il reprend possession de son corps quelques années plus tard, et parvient à marcher, il se lance – comment pu-t-il en être autrement – dans des études de psychiatrie et psychologie.


Démocratiser l’hypnose

Erickson n’est pas que praticien, il se montre extrêmement actif dans la diffusion des savoirs par le biais de conférences, de week-end de formation, et cela, même depuis les lointains déserts américains très secs, où il va trouver refuge, en raison de certaines allergies. Son nom est associé à l'American Society of Clinical Hypnosis, mais aussi à des revues comme The American journal of clinical hypnosis. L’idée n’était pas seulement d’apprendre, de connaitre, mais aussi de soigner ou traiter ou même accompagner le plus de patients possibles.

Ainsi, de la même manière que des villes se sont étendues et sont « sorties des murailles » au 19e siècle, l’hypnose est à son tour « sortie des laboratoires » au 20e siècle pour aboutir à un ensemble de techniques universelles et éprouvées, mais adaptables à chacun dans leur application.

Conséquence : l’héritage ericksonien ne concerne pas que l’histoire de l’hypnose, mais aussi d’autres domaines comme la relaxation [4], l’hypnose dite « conversationnelle »[5], ou encore la programmation neurolinguistique dite « PNL », dont les méthodes s’inspirent des travaux d’Erickson.


Hypnose au 20e siècle, autohypnose au 21e


Nous l’avons vu, l’approche n’est pas nouvelle. Mais ce qui accélère le mouvement aujourd’hui, c’est l’accès facilité aux technologies. A commencer par la diffusion de la connaissance. L’autohypnose est alors synonyme d’autonomie dans sa mise en pratique.


A portée de clic

Avant internet, peu d’options s’offrent à celui qui veut en savoir plus : pas d’autre choix que de consulter un professionnel ou un thérapeute auprès de qui se renseigner sur l’hypnose. Mais depuis plusieurs années, certains sites mettent en ligne des guides et des savoirs sur le sujet. La connaissance, c’est le premier pas vers l’autonomie.


Technologies audios sur smartphones

Le second pas correspond à l’avènement des smartphones grâce auxquels des technologies auditives deviennent accessibles au plus grand nombre, par le biais d’une application téléchargeable. Par exemple, les technologiques auditives de Deep Beleif s’appuient sur l’émission de certaines ondes connues en neuroscience pour leurs vertus hypnotiques. On parle alors de « sonothérapie », c’est-à-dire, de sons qui soignent. A condition bien-sûr, d’utiliser ces méthodes selon une approche adéquate.


Chez soi, sans thérapeute


Ce que le psychiatre Erickson a découvert au fil des ans et au contact de sa propre chaire, vous le trouverez donc au 21e siècle sur internet. Ce n’est pas tout. Ce qu’un thérapeute était en mesure d’apporter en hypnose, une application de smartphone permettra de le réaliser aussi. Plus qu’un prolongement direct de l’hypnose, l’autohypnose peut se définir par l’autonomie qu’elle offre. Elle est le moyen de faire surgir, par soi-même, un état de conscience modifié. Dans ce cadre, la technologie des smartphones aide aussi à rythmer les efforts, à les structurer. La réussite de la démarche passe par la régularité et une forme d’hygiène de vie. Concrètement, l’autonomie se construit à travers l’usage plusieurs outils Deep Beleif comme la méthode de la « bulle jaune », le « troisième œil » ou encore la « technique des moines ».


Reprogrammez votre subconscient pour avancer sur vos objectifs ! Deep Belief est une application d'auto-hypnose et affirmations positives audio qui vous permet de déloger vos croyances limitantes, et d'atteindre vos objectifs de vie. Conçue par des experts en neurosciences, hypnothérapie, sonothérapie, et développement personnel. Une approche concrète et sans superstition de la loi de l'attraction.


[1] https://hypnosis.edu/history/ancient-hypnosis [2] https://www.cairn.info/hypnoanalgesie-et-hypnosedation--9782100592180-page-5.htm [3] https://www.persee.fr/docAsPDF/roman_0048-8593_1997_num_27_98_4287.pdf [4] https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1053/eujp.2001.0263?casa_token=LZ1zRw8CMgwAAAAA:nFaYRVsiVeb0sxZuymqvK4wkG6pl7z3ONmH1CNThTDePshIbo9DUcV0jTwc9TBeGYyfuOpPPA-7z [5] https://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/00029157.2018.1441802?casa_token=2sgkIpjwCcwAAAAA:gU7ImpedBUW_miMVAwWPgi2ey8BdG9bP00wCdt3bntDY9X_wcTDnlEMdN1OPG7Obs9_h9Hf8rUA